Taksim interdite

© Nicolas Brodard
Une brigade de police anti-émeute remonte la rue du 19 mai après avoir donné l'assaut contre les assaillants postés plus bas.

Reportage au cœur d’Istanbul, lors des affrontements du 1er mai 2014. Un évènement emblématique des tensions qui secouent la Turquie.

On dit qu’Istanbul, cette mégapole qui abrite plus de 15 millions d’âmes, ne dort jamais. Pourtant, à l’aube de ce 1er mai 2014, sur la grande avenue Halaskargazi, l’atmosphère est lunaire. Pas un son. Pas un chat à l’horizon. 

Tapis dans la pénombre, près de leurs véhicules blindés - des TOMA munis de puissants canons à eau - et de leurs barricades métalliques, les hommes de la police anti-émeute turque sont partout.

Une rue plus haut, au quartier général de l’Union des syndicats progressistes de Turquie (DISK), les militants se maintiennent éveillés en s’abreuvant de mauvais café et en grillant les premières clopes de la journée. La nuit a été pénible. 

De longues heures d’attente avant de se présenter en cortège devant les forces de l’ordre, c’est le prix à payer pour participer à l’événement. «Face au déploiement policier, on n’a aucune chance d’atteindre la place», se désole un militant cagoulé qui prend son petit déjeuner en observant ses adversaires de loin.

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