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Une fois terminé, le TAP pourra acheminer 10 milliards de m³ de gaz par an en direction de l'Europe. Avec le temps, il est prévu que ses capacités soient doublées.© TAP

Ce gazoduc qui va influencer l'Europe

Derrière le Trans Adriatic Pipeline (TAP), une entreprise suisse: Axpo. Au cœur d’enjeux géopolitiques entre l’Union européenne, la Russie et les Etats-Unis, ce projet de gazoduc permettra indirectement à la Confédération de sécuriser ses importations gazières à long terme.

C’est dans un immeuble d’un gris banal, dans la zone industrielle de la commune de Baar, à une dizaine de minutes de Zoug, qu’est installée la société Trans Adriatic Pipeline (TAP AG). Un consortium discret chargé du développement et de la construction d’un gazoduc transadriatique de 878 km de long, d’une importance stratégique pour l’Union européenne (UE) et, par ricochet, pour la Suisse. Longtemps à l’état de projet, le TAP est sur le point de devenir réalité: les premiers travaux d’aménagement ont commencé le 14 juin 2015, en Albanie.

Dès 2020, le gazoduc devrait livrer 10 milliards de m3 de gaz par an à l’UE, l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 7 millions de foyers. Il s’étendra de la frontière gréco-turque jusqu’aux Pouilles, au sud de l’Italie, en passant par la Grèce et l’Albanie. Il est la partie européenne du corridor Sud, ce vaste projet énergétique à 46 milliards de francs destiné à acheminer jusqu’en Italie, sur une distance de 3’500 km, du gaz naturel extrait du gisement offshore Shah Deniz II, en Azerbaïdjan.

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