Qui a tué le plus grand espion du XXe siècle? (2/2)

© DR

Pour rester vivant, les agents secrets doivent rester... secrets. Ashraf Marwan, lui, va être démasqué avant de tomber de son balcon. Meurtre? Accident?

«C’est une grande erreur que d’exposer des espions vivants, m’a confié Bregman avec un sérieux professoral. Ne le faites jamais. Ne le faites pas. Même si vous en avez l’occasion.» Puis, pour adoucir son conseil avec de la flatterie: «Je vois que vous êtes quelqu’un d’intelligent. Ne le faites pas.»

Nous nous sommes rencontrés par un après-midi gris de février dans son bureau du King’s College de Londres, une vieille université pleine de couloirs semblables à un labyrinthe et de maçonnerie trop chargée. C’est là qu’était assis Bregman le 27 juin 2007 lorsqu’il attendait l’appel de l’espion, pour convenir d’un lieu de rendez-vous plus tard dans la journée. 

Il n’y eut jamais d’appel. Bregman n’était pas excessivement inquiet. Durant les cinq années qu’avait duré leur relation, il s’était habitué aux caprices de Marwan - une habitude d’espion née de la paranoïa et de la précaution.

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