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«Homme libre, toujours tu chériras la mer» (3/3)

J’extrais un exemplaire des rayonnages de ma bibliothèque. Dehors, les premiers sommets des Alpes que je distingue au-delà de l’embouchure du Rhône déchirent les nuages d’un ciel bas. La reliure que je tiens entre les mains sent le cuir boucané. Elle a de belles histoires à raconter: elle fait revivre des personnages qui nous prennent par la main, qui nous invitent à mettre nos pas dans leurs traces. Pour les rejoindre, il suffit de s’accrocher aux mots, de se laisser glisser le long des paragraphes et de sauter à pieds joints d’une page sur l’autre.

Le gène des aventuriers de la mer (2/3)

Plus jamais je ne parlerai de la mer et des bateaux de la même façon; après mon embarquement sur le Belem, mes livres sentiront la saumure et mes héros de papier «le foutre et la sueur». Je dois cet éloge à la plume d’un journaliste qui, lors d’un entretien pour Nice-Matin, releva cette force d’évocation née entre autres situations de mon expérience à bord du Belem. «Ceux qui vous lisent et savourent la liberté de vivre et de penser de vos personnages, réels ou de fiction, leur gratuité de choquer, méritent votre impudeur», me dira-t-il.