Birmanie: la cité du vice

© Adam Ramsey
La ville de Mong La.

Mong La, petite ville birmane aux portes de la Chine, est aussi le temple du jeu et de l’illégalité. Reportage dans cette cité nichée au creux des collines de Shan.

Au sommet d’une colline balayée par une brise fraîche, située à la frontière birmane, un Bouddha doré de 9 mètres de haut, veille sur Mong La. Mong La, la Mecque du jeu et parfaite représentation de l’originalité de cette région. A un peu plus d’1 km de là, se trouve la Chine dont l’influence sur la ville pèse bien plus lourd que la statue.

Depuis plus de vingt ans, des groupes armés issus de minorités ethniques se disputent le contrôle de cette étendue de terre grande comme la Suisse, et à cheval sur la province du Yunnan en Chine et l’Etat Shan en Birmanie. Ces groupes ont alterné périodes de paix et de conflits, et ont donné naissance à une région dont l’identité est aujourd’hui plus chinoise que birmane.

Trois groupes exercent en effet un contrôle de facto sur cette région: les puissants Wa et leur Armée unie de l’Etat Wa (UWSA), les Kokang et l’Armée de l’Alliance démocratique nationale du Myanmar (MNDAA) – elle-même subdivisée en plusieurs allégeances –, et les Mong La, sous la bannière de l’Armée nationale d’Alliance démocratique de l’Etat Shan oriental (NDAA-ESS).

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