Dancefloor: espace rebelle (3/4)

© DR
Le Stonewall Inn en 2008.

Les années 1960 marquent un tournant. Non seulement dans la culture musicale des jeunes, mais aussi dans leurs vies. De la Northern Soul mancunienne au disco new-yorkais, on assiste sur la piste de danse à une période d'excès et de revendications sociales.

Depuis les prémices d’une construction identitaire américaine dans les salles de bal new-yorkaises des années 1920 à l’avènement des «danses animales» à l’aube du maccarthysme, du lancement des Années folles à la redéfinition du cool par la clique de Régine dans le Paris de l’après-guerre, il serait possible d’observer comment la danse a tenu lieu d’échappatoire à plusieurs générations. Mais plus central encore: au cours du XXè siècle, la danse fut le canal d’une redéfinition systématique des codes qui régissent la nuit.

Par elle, Dada a ravagé les cabarets de Zurich ou Berlin. Par elle, on l’a vu, swing kids et zazous ont démontré qu’un pas de jive valait à la fois défi à l’Etat et shoot d’adrénaline. Par elle encore au début des fifties, les clubs de la Huchette ont bouleversé les fondamentaux de la nuit européenne en troquant le sacro-saint juke-box par une... platine vinyle! 

Aussi, par et pour elle, à six cents kilomètres à vol d’oiseau vers l’ouest, dans la banlieue de Manchester, on se livre au début des sixties à des cavales sauvages, inédites, déglinguées, poursuivies durant des jours entiers. A l’instar de la trajectoire des Swingjugend, cet épisode résume beaucoup de la rage et du génie adolescent au cours de la seconde moitié du siècle passé. Volons vers Manchester...

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