La guerre entre le FBI et les hackers (2/3)

© Pascal Nemeshazy

Inflitrations, retournements, provocations: pour faire la guerre aux hackers, le FBI a recours aux grands moyens. Le Bureau dispose en outre de Sabu, un hacker retourné... Une arme secrète mais à double tranchant. La société américaine Strafor va l’apprendre à ses dépens.

En décembre 2010, Anonymous devient l’ennemi numéro 1 du FBI. Le Bureau prend conscience du danger lors de l’opération Payback lancée par un collectif apparenté aux «cyberhacktivistes». Les hackers s’en prennent d’abord aux adversaires du piratage sur internet et aux censeurs de tous poils. Payback vise les entreprises de Bollywood, puis se trouve de nouvelles cibles: les sociétés et les banques qui ont adopté des mesures de rétorsion contre WikiLeaks. Dans leur ligne de mire, les sites de Visa, Mastercard, PayPal, Amazon et EvryDNS, coupables d’avoir bloqué tout commerce avec l’organisation de Julian Assange à la demande du Gouvernement américain. Mais aussi, en dehors des Etats-Unis, la banque postale suisse PostFinance qui a gelé des comptes de Julian Assange. En Suède, les hackers piratent le site du procureur général et celui de l’avocat des deux jeunes femmes qui accusent le fondateur de WikiLeaks de viol et d’agression sexuelle.

Représailles informatiques ou début de la première cyberguerre? Le FBI riposte en été 2011. Il arrête une quinzaine de hackers présumés. Flairant la bonne aubaine, les sociétés spécialisées dans la sécurité partent en chasse d’Anonymous. A leur tête, une firme spécialisée dans la sécurité digitale: HBGary Federal. Son PDG se vante dans le Financial Times d’avoir une arme secrète contre les Anonymous et affirme connaître l’identité de tous ses dirigeants. Peu après, les Anonymous lancent l’assaut sur les serveurs de HBGary Federal. Il ne leur faut que quelques minutes pour venir à bout des protections et effacer 70’000 mails. «Il y avait des dizaines de milliers d’emails et personne ne voulait les lire», explique un proche des Anonymous à la revue américaine Rolling Stone

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