Quand on recherche la vie ailleurs dans le cosmos, le plus difficile est peut-être encore de la reconnaître lorsque nous la voyons. La plus grande partie de la vie sur Terre est microbienne, et même si nous associons volontiers les bactéries à la maladie, la plupart d’entre elles sont indifférentes aux êtres humains. Un grand nombre d’espèces prolifèrent dans des endroits qui nous tueraient: les eaux profondes, les cavernes acides, sous des froids mordants ou des chaleurs infernales. Et pourtant, il subsiste un lien de parenté entre nous et ces organismes, bien que l’évolution et l’adaptation au milieu nous ont séparés.
Toute vie sur Terre existe à partir de cellules; toute vie utilise l’eau comme part essentielle de sa structure; toute vie est produite à partir de molécules similaires contenant du carbone, de l’oxygène, du nitrogène ainsi qu’une poignée d’autres éléments; et toute vie terrestre utilise l’ADN et l’ARN (acide ribonucléique) pour encoder l’information qu’elle contient et la transmettre aux générations suivantes. Pourtant, nous devons nous interroger: la vie est-elle forcément constituée de cette manière? Si nous reprenions à zéro l’histoire de notre système solaire, la vie utiliserait-elle la même alchimie, produirait-elle des cellules et transformerait-elle son environnement de la même manière.