Pourquoi la CIA m'a demandé de me taire?

© Patrick Vallélian
Mark Rossini, ex-agent du FBI.

Pour la première fois, en s’appuyant sur des évènements et des faits incontestables, Mark Rossini, ex-agent du FBI, dévoile des vérités sur les attentats du 11 septembre 2001 que la CIA et la Maison-Blanche veulent étouffer. En exclusivité sur sept.info.

Mark Rossini est l’un des plus brillants agents américains de sa génération. Plongé très tôt au cœur de la lutte anti-terroriste, son expertise est peu commune dans le domaine du terrorisme islamiste. Son rôle dans l’enquête sur les attentats contre les ambassades des Etats-Unis d’Amérique au Kenya et en Somalie en 1998 lui a valu une promotion rapide et méritée. 

C’est lui que le directeur du FBI choisit pour superviser les agents spéciaux qui représentent le Bureau au sein d’Alec Station, l’unité spéciale de la CIA chargée d’éliminer Ben Laden fin 1999. Un balcon privilégié sur la guerre secrète contre la terreur d’où il assiste impuissant aux erreurs de la CIA. Des erreurs qui vont ouvrir une voie royale aux pirates de l’air du 11 septembre.

Après les attentats, l’heure n’était pas aux interrogations pour Mark Rossini, mais à l’action. Dans les années qui suivirent, happé par la spirale de la lutte anti-terroriste, il joue un rôle important dans la machine de guerre lancée par l’administration Bush. 

Participant aux enquêtes les plus secrètes, il briefe régulièrement les plus hauts dirigeants de la Maison-Blanche comme de la CIA où il rencontre, chaque semaine, son directeur. Considéré comme le père fondateur du centre national anti-terroriste de la Maison-Blanche, il aurait pu se contenter de gravir les échelons sans poser de questions.

Seulement voilà, Mark Rossini est un agent atypique. Aussi flamboyant que son mentor, John O’Neill, l’ancien responsable de la lutte anti-terroriste du FBI décédé dans l’effondrement des tours jumelles, il a du mal à passer sous silence une vérité qui ne doit pas l’être. Il s’interroge sur certains dérapages de la CIA et de la Maison-Blanche. 

Dès lors, son sort est scellé. Pour avoir sa tête, ses ennemis à Washington profitent d’une erreur somme toute minime, sa petite amie de l’époque ayant eu accès à des documents confidentiels.

Renvoyé du Bureau avec pertes et fracas, il est poursuivi par la Justice qui finira par renoncer. Le mal est fait. Marginalisé, Mark Rossini continue à se poser des questions sur ce qu’il a vécu au sein de la CIA, sur les secrets auxquels il n’aurait jamais dû avoir accès et qu’il a pourtant entrevus, sur toutes les choses qu’il n’aurait jamais dû (sa)voir. 

Il ne passe pas un jour sans qu’il ne revienne sur cette fameuse journée de janvier 2000 où il a découvert l’existence d’une opération secrète de la CIA qui a, involontairement sans doute, favorisé les desseins des pirates de l’air du 11 septembre.

Début janvier 2000, Douglas J. Miller, l’un des agents du FBI en poste à Alec Station, informe Mark Rossini que deux terroristes d’Al-Qaïda sont sur le point d’entrer aux Etats-Unis munis de visas en bonne et due forme. 

On apprendra par la suite, et trop tard, que ces hommes, Khalid al-Mihdhar et Nawef al-Hazmi viennent de Kuala Lumpur où ils ont participé à la dernière réunion préparatoire des attaques du 11 septembre. Ils feront partie du commando qui détournera le vol American Airlines 77 pour le précipiter sur le Pentagone le 11 septembre 2001.

La suite de cette histoire est payante.

Abonnez-vous

Et profitez d'un accès illimité au site pour seulement 7.-/mois.

Je profite → Déjà abonné? Connectez-vous.

Achetez cet article

Nouveau: dès 50 cts, payez votre histoire le prix que vous voulez!

Je me connecte → Paiement rapide et sécurisé avec Stripe