Elon Musk, le Martien de la Silicon Valley

© DR
Visite de Barack Obama sur la base de lancement de cap Canaveral en Floride, avril 2010.

Elon Musk veut coloniser Mars, généraliser la voiture électrique et bouleverser notre manière de produire et de consommer l’énergie. Le patron de SpaceX et de Tesla Motors, est devenu en quelques années une icône de l’innovation. Ambitieux, visionnaire, génial, impitoyable avec ses employés, il incarne jusqu’à la caricature la mythologie de la Silicon Valley.

En 1989, un Sud-Africain de 18 ans qui faisait ses études au Canada aborda une fille au cours d’une soirée. Voici en quels termes: «Je réfléchis beaucoup aux voitures électriques. Et toi, tu penses aux voitures électriques?» Cette anecdote, l’une des innombrables petites histoires qu’Ashlee Vance a rassemblées dans sa biographie bavarde d’Elon Musk, est révélatrice. Le futur entrepreneur voyait déjà loin, anticipant un monde où science et science-fiction se mêleraient; un monde réel que lui, le héros de l’histoire, ferait advenir. C’était bien avant qu’il ne transforme les 165 millions de dollars (quasi équivalent en francs suisses) tirés de la vente de ses parts dans PayPal en ce pactole de plus de 11 milliards qui forme l’assise de Musk Industries. Au cours des décennies qui se sont écoulées depuis, l’entrepreneur a créé la première entreprise mondiale de véhicules électriques, Tesla Motors, battant au passage Detroit à son propre jeu: en novembre 2012, la Tesla modèle S, une berline sept places vendue 100'000 dollars, a été élue voiture de l’année par le magazine Motor Trend. 

Parallèlement, Musk a fondé, financé et dirigé la firme aéronautique SpaceX; il a également conçu SolarCity, la «première entreprise de services solaires du pays», dont il préside le conseil d’administration. Bien qu’il s’agisse de sociétés distinctes, les trois firmes sont liées à tous les niveaux. Les voitures Tesla sont vendues avec la garantie d’un carburant gratuit grâce à l’énergie solaire des bornes de recharge alimentées par des panneaux SolarCity. Et la batterie lithium-ion, qui permet aux véhicules Tesla de passer de 0 à 100 km/h en moins de cinq secondes et de parcourir près de 800 kilomètres avec une seule charge, a beaucoup contribué à lever l’un des principaux obstacles au développement de l’énergie solaire: son manque de fiabilité compte tenu des temps d’obscurité nocturne, des journées nuageuses ou des latitudes peu ensoleillées. En avril 2015, Telsa a présenté au public une toute batterie domestique élégante, compacte et abordable, le Powerwall, qui emmagasine l’énergie et se met en marche quand les panneaux solaires ne produisent pas d’électricité. «Notre but est de bouleverser de fond en comble la façon dont la planète utilise l’énergie, a déclaré Musk. L’objectif est la transformation complète de l’infrastructure énergétique de la planète.»

La suite de cette histoire est payante.

Abonnez-vous

Et profitez d'un accès illimité au site pour seulement 7.-/mois.

Je profite → Déjà abonné? Connectez-vous.

Achetez cet article

Nouveau: dès 0.50 CHF, payez votre histoire le prix que vous voulez!

Je me connecte → Paiement rapide et sécurisé avec Stripe