Mediator: falsifier l’histoire pour mieux façonner l’avenir (3/3)

Tout au long du scandale Mediator, certains acteurs ont imposé une version bien particulière d’une série d’événements clés qui se sont joués entre les années 1990 et aujourd’hui. Or ce récit est semé d’incohérences et d’inexactitudes. A qui le travestissement des faits a-t-il profité? Et quelles sont ses implications pour la sécurité des médicaments?

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Plaquette de Mediator indiqué dans le traitement du diabète de type II. Il contient aussi des substances toxiques responsables, selon les chiffres, de plus de 500 morts.© DR

L’affaire Mediator, du nom de ce médicament commercialisé par les Laboratoires Servier, numéro 2 de la pharma française, a été maintes fois racontée.

En première ligne par la pneumologue Irène Frachon, figure désormais bien connue du public. Elle a notamment relaté son combat pour faire admettre la toxicité du benfluorex (principe actif du Mediator) dans un livre à charge, Mediator 150 mg. Combien de morts?, paru en juin 2010.

Irène Frachon a été soutenue dans ses dires par les témoins d’un scandale plus ancien, qui avait également impliqué des produits de Servier dans les années 1990, celui des fenfluramines.

Le terme «fenfluramines» désigne deux principes actifs, la fenfluramine et la dexfenfluramine, commercialisées par Servier comme coupe-faim. La première l’a été dans les années 1960 sous le nom de Pondéral (Pondimin aux Etats-Unis), et la seconde dans les années 1990 sous le nom d’Isoméride (Redux aux Etats-Unis). Elles ont été retirées du marché en 1997, en raison de leur toxicité pulmonaire et cardiovasculaire.

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