Mon cousin le fasciste (3/4)

© Philippe Pujol
Le chef des jeunes de la Phalange espagnole.

Novembre 2015. Philippe Pujol accompagne son cousin ainsi que des membres du Parti nationaliste français à Madrid. Au programme: célébrer la mort de l’un des plus fameux pères du fascisme européen en transportant sa dépouille à pied au Valle de los Caídos, à cinquante kilomètres au nord-ouest de la capitale.

«Qu’est-ce que tu as?
– J’ai la main cassée. J’ai frappé sur la table de colère.
– Et tu fais quoi pour te soigner?
– Rien, j’ai pas le temps.»

Avec la refondation du Parti nationaliste français par des proches de sa mouvance, Yvan avait eu un début d’automne 2015 très chargé. Pour s’aérer un peu, il était allé fêter son anniversaire avec quelques amis sur le chemin de grande randonnée corse, le GR20, près de cent quatre-vingts kilomètres de montagne «en autonomie complète avec des sacs de plus de vingt kilos», eau et bouffe, même le gâteau.

Il répondait à mon message «T’étais à Paris hier?» au lendemain des attentats dans la capitale du 13 novembre, par un rassurant: «Non, à Lyon pour une conférence que je tenais sur le GR20».

Les vacances passées, je comprenais à sa blessure que les affaires avaient repris. Je venais d’atterrir à Madrid et j’avais suivi ses instructions, l’itinéraire jusqu’à un hôtel du centre où je devais me présenter au deuxième étage simplement en disant: Los Franceses.

La suite de cette histoire est payante.

Abonnez-vous

Et profitez d'un accès illimité au site pour seulement 7.-/mois.

Je profite → Déjà abonné? Connectez-vous.

Achetez cet article

Nouveau: dès 50 cts, payez votre histoire le prix que vous voulez!

Je me connecte → Paiement rapide et sécurisé avec Stripe