«Homme libre, toujours tu chériras la mer» (3/3)
J’extrais un exemplaire des rayonnages de ma bibliothèque. Dehors, les premiers sommets des Alpes que je distingue au-delà de l’embouchure du Rhône déchirent les nuages d’un ciel bas. La reliure que je tiens entre les mains sent le cuir boucané. Elle a de belles histoires à raconter: elle fait revivre des personnages qui nous prennent par la main, qui nous invitent à mettre nos pas dans leurs traces. Pour les rejoindre, il suffit de s’accrocher aux mots, de se laisser glisser le long des paragraphes et de sauter à pieds joints d’une page sur l’autre.