Blaise Cendrars... et moi
J’embarque pour échapper à l’enracinement, pour dissoudre ce qui me fixe et reprendre langue avec le mouvement. Dans le sillage de Blaise Cendrars, dont les carnets de navigation ont ouvert la voie il y a un siècle, je fais de la mer un territoire mental, un espace d’effacement et de recommencement. Cette traversée n’est ni un hommage ni un pèlerinage, mais une mise à l’épreuve du voyage comme nécessité vitale, de l’écriture comme manière de tenir la barre et de disparaître entre ciel et eau pour mieux se réinventer.