Sous des nuées d’orage
Libre, instruite, curieuse, l’écrivaine française Alexandra David-Néel (1868-1969) s’est imposée comme une femme d’une modernité déroutante. Si son nom est à jamais lié au Tibet, ce n'est pourtant qu'à 42 ans que l'ex-cantatrice s'embarque pour l'Asie y étudier le bouddhisme. Ses voyages, elle les a racontés dans une série de livres rassemblés en un seul volume sous le titre de «Grand Tibet et vaste Chine» (Plon, 1999). L'extrait que nous publions raconte son deuxième voyage en Chine de 1937 à 1946, pendant la guerre sino-japonaise.