Alain Meylan: «Le passé, il est ce qu’il est.»
Placée sous le signe de la maltraitance et de l’abandon, l’enfance d’Alain Meylan a été une succession de coups, d’humiliations et de privations. Arraché à ses parents instables et confié à une ferme, il y découvre la violence quotidienne, les punitions sadiques, l’indifférence des voisins et le mépris des autorités. Devenu adolescent, il affronte un père dépressif et brutal, avant de s’en libérer au prix d’épreuves extrêmes. Ces blessures, inscrites dans son corps et son esprit, l’accompagnent toute sa vie, mais ne l’empêchent pas de choisir le pardon. Alain se reconstruit en fondant sa propre famille, en s’engageant dans l’évangélisme et en consacrant son énergie aux plus fragiles. Son parcours témoigne d’une incroyable résilience: rendre le bien pour le mal et donner à d’autres ce qu’il n’a jamais reçu, l’amour, la dignité et la reconnaissance. C’est en 2021 qu’il se confie à Max Chamey, alors étudiant à l’Ecole Supérieure de bande dessinée et d’illustration de Genève.