Dans Seul l’amour peut te briser le cœur, une anthologie de reportages de 1994 à 2016, David Samuels expose les profondes mutations qui secouent les médias, la démocratie et la littérature américaine depuis plus de 25 ans. David Samuels fait partie de cette nouvelle génération de journalistes écrivains apparus dans les années 90 dans le sillage d’une Joan Didion ou d’un Tom Wolfe.
Ce livre dresse le bilan d’une descente aux enfers qui ne dit pas son nom, un cocktail d’articles allant des stars de la musique comme Britney Spears, Kanye West ou Kurt Cobain à des sujets plus atypiques, moins médiatisés, consacrés à des personnes chargées de dynamiter les bâtiments délabrés ou aux amoureux de paris canins misant des mille et des cents chaque week-end.
Sa pensée est aussi luxuriante que les paysages du Brésil où il a grandi, aussi sinueuse que son histoire familiale, mêlant tradition judaïque et trafic nippo-américain de machines à sous. A travers ses mots, le journaliste américain, habitué des maisons de repos et utilisant régulièrement des tranquillisants, n’a pas peur de sortir de la norme pour mieux décrire les dérives de la société américaine et ses effets sur le cœur humain.